Depuis quelques années, les étudiants Adimaker ont la joie de découvrir l’éloquence. En plus des cours de français écrit ou oral, où ils présentent déjà moult exposés, l’école leur permet de vivre une semaine intense, dédiée intégralement à l’art de la parole.
Depuis 2 ans, j’ai l’immense joie d’animer ce séminaire d’éloquence aux côtés de Vanessa Franci. Vanessa porte de nombreuses casquettes et regorge de talents, mais elle est surtout spécialisée dans le jeu d’acteur. C’est donc elle qui s’occupe de la partie « acting » : savoir se positionner sur une scène, porter sa voix, poser son regard et installer une véritable présence qui capte le public.
De mon côté, je m’occupe de la partie théorique du discours d’éloquence. Un peu d’histoire pour remonter à nos amis grecs et surtout de la technique pour construire un discours qui contienne toute la structure attendue (invariée depuis des millénaires !). Bien sûr, à l’heure de l’IA, je sais bien que nos étudiants ne rédigent plus leur texte intégralement tout seuls. Ils comprennent cependant qu’un texte incarné, vrai, qui porte, qui touche, que ce soit pour faire rire ou pleurer, est un texte qui vient du cœur ou des tripes, un « vrai » texte, dont l’IA ne pourra jamais copier l’humanité.
Chaque année, je suis bluffée et vraiment émue de voir ces jeunes s’épanouir, grandir et pour certains vraiment éclore. Les gamins arrivés en première année deviennent de jeunes hommes et des jeunes femmes talentueux, vibrants, attachants et qui ont des choses à dire. Et ils le disent bien !
Je suis aussi persuadée que cette expérience immersive en semaine intensive est une chance qu’Adimaker leur donne. Savoir s’exprimer clairement, poser sa pensée, choisir ses mots pour expliquer, convaincre, faire adhérer leur servira toute leur vie, j’en suis certaine.
Et quelle fierté pour eux d’être montés sur scène, d’avoir surmonté le trac, d’avoir regardé le public dans les yeux et de s’être ainsi livrés !
Bravo !
(je kiffe mon métier de prof !)